L'âne catalan : la star du Roussillon

L'âne catalan : la star du Roussillon

Allez, servez-vous un verre, on vous emmène en balade parmi les vignes… mais cette fois-ci, pas en décapotable. Aujourd’hui, c’est notre ami l’âne catalan qui prend la lumière. Vous savez, ce costaud au regard doux, plus têtu qu’un vigneron en pleine récolte ? Spoiler : sans lui, nos vins auraient peut-être moins voyagé… et nos villages moins rigolé.

Un bâté sur le dos, une histoire sur chaque chemin

Imaginez la scène : petit matin sur la garrigue, un âne (qu’on surnomme affectueusement “le bâté”), chargé de paniers débordant de grappes, avance paisiblement sous le soleil (et parfois le vent qui décoiffe).
Pourquoi “bâté” ? Simplement parce qu’il porte le bât, ce harnais solide qui lui permet de transporter tout ce qu’un village du sud peut produire… du raisin, du vin, et quelques anecdotes en prime.

Champion toutes catégories du transport de raisin

Avant les tracteurs ronflants, c’était lui le roi des vendanges. L’âne bâté connaissait chaque caillou, chaque raccourci, et jamais une bouteille ne roulait dans la poussière (bon, presque jamais). On raconte même qu’un certain “Pepito”, âne illustre de Saint-Hypolitte, aurait livré trois barriques à lui tout seul lors de la fête du village… Impossible ? Demandez aux anciens, ils jurent que c’est vrai (surtout après un verre ou deux).

Le plus fidèle des complices

Beaucoup d’entre nous ont grandi en côtoyant ces ambassadeurs authentiques du terroir. Éric se souvient d’avoir tenté – en vain – de faire avancer “Mirabelle”, l’ânesse de son grand-père, avec un simple bout de pain : résultat, dix pas de gagnés… et un coup de museau en guise de merci. Quant à Julien, il rêvait de porter les paniers comme son bâté préféré. Avis à ceux qui l’ont déjà vu avec deux caisses de Macabeu,  sur l’épaule, la tradition se perpétue !

Pourquoi on en parle encore ?

Parce qu’être bâté, c’est une philosophie. Prendre son temps, garder la tête (et les sabots) ancrés, avancer sans se presser, mais toujours arriver à bon port. Chez Bâté Club, on revendique ce côté authentique, humble et parfois un brin têtu : nos vins doivent autant à la patience de la vigne… qu’au rythme philosophe des bâtés d’antan.

Alors, la prochaine fois…

La prochaine fois que vous entendrez braire dans les vignes, racontez celle-là : « Tu savais que si le vin du Roussillon est arrivé si loin, c’est grâce aux bâtés et à leurs petits pattes costaudes ? »
Et hop, encore une bonne raison de trinquer. Santé, et vive les ânes catalans ! 🍷

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